Jan 28 2021

4 février : D’autres choix pour le progrès social

Journée de grève et d’action le 4 février 2021

Blanzy. Mouvement social : 150 personnes réunies devant Michelin

Les participants sont venus de tout le département : Chalon, Mâcon, Autun, Le Creusot ou encore Louhans. Photo JSL /Paul VASKOU

Source : Blanzy. Mouvement social : 150 personnes réunies devant Michelin

Quand les vieilles recettes fabriquent les mêmes catastrophes

La gestion de la crise sanitaire et ses conséquences n’en finissent pas de plonger la population dans le désarroi. Cette situation est accentuée par des années de politiques d’austérité aux conséquences sociales désastreuses.

Pourtant pas de changement de cap gouvernemental et une seule volonté affichée : soutenir les entreprises avec les millions du plan de relance et rien pour les salarié·es. La pandémie n’a pas modifié le capitalisme, elle le conforte : plans de suppressions d’emplois, multiplication de fermetures d’entreprises ou restructurations, réduction des services publics… Le tout soutenu par les dispositions de la Loi Travail.

Le gouvernement n’est pas avare de belles paroles à l’égard des agent·es de la Fonction publique, dévoué·es face à la crise sanitaire. Mais aucune reconnaissance salariale. Il compromet aussi l’avenir et abime la jeunesse. 47 % des jeunes s’inquiètent pour leur emploi, plus de 20% sont au chômage et la précarité explose. Le gouvernement est responsable de cette situation en refusant de recruter des enseignant·es-chercheur·euses pour multiplier les dédoublements à l’université. Cela permettrait de maintenir un lien physique et social pour sauver ces étudiant·es de la détresse.

Il y a urgence. Exigeons une autre politique qui réponde aux besoins de toutes et tous !

La CGT Éduc’action revendique :

  • un budget qui crée massivement des emplois statutaires ;
  • des revalorisations salariales qui concernent l’ensemble des personnels sans exception et sans contrepartie ;
  • la mise en œuvre d’une autre politique éducative qui tourne le dos au tri social au bénéfice d’une politique d’émancipation ;
  • Un plan de titularisation sans condition de concours ni de nationalité.

Télécharger le tract de la CGT Educ’action

En Saône-et-Loire, la CGT appelle tous.tes les syndiqué.es à rejoindre Blanzy pour une manifestation interprofessionnelle départementale.

Télécharger le tract de l’Union Départementale

Dans l’Yonne, manifestation à 10h30 place de l’Arquebuse, pour « défendre l’emploi, les salaires, le service public… ».

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Fév 18 2021

Communiqués Voie Pro + pétition

DES LYCÉES PROFESSIONNELS SOUS-FINANCÉS ET SOUS-DOTÉS

  • L’assèchement des ressources budgétaires des lycées professionnels

En 2014, la part barème de la taxe d’apprentissage (financement des équipements des lycées technologiques et professionnels) était déjà passée de 43% à 23%. La loi Pénicaud de septembre 2018 achève le sous-financement des lycées professionnels en faisant passer la part hors quota, rebaptisée solde de la taxe d’apprentissage de 23% à 13%. Les types d’établissements qui peuvent y prétendre ont explosé. Ainsi, en 2021 les lycées pro et technologiques devraient toucher 28 millions d’euros alors qu’ils percevaient 50 millions avant la réforme, sans aucune compensation de l’État ou des Régions. Les 87% restant vont à l’apprentissage. De plus, l’État a débloqué plus de 1 milliard d’euros pour soutenir l’apprentissage. On voit quelles sont ses priorités ! En attendant les lycées professionnels et les SEGPA voient leur budget baisser de façon importante.

  • La saignée des heures/poste en lycée professionnel

Dans les lycées professionnels on voit des postes supprimés et partiellement remplacés par des heures supplémentaires. Si la réforme de la voie professionnelle s’attaque aux contenus de formation, elle a aussi comme nous n’avons cessé de le dénoncer un aspect comptable. En supprimant des semaines de cours, de 4 à 6 pour les CAP, de 8 à 11 pour les Bacs pros, il était assuré que cela aurait des conséquences sur le nombre de postes.

Comme si cela ne suffisait pas, les rectorats appliquent des modalités de calcul qui sous-dotent les établissements. Minorant systématiquement les effectifs attendus, procédant à des regroupements contestables, ils ne garantissent même pas les heures indiquées dans les grilles horaires. En effet, lorsque des ½ divisions de spécialités professionnelles différentes sont regroupées, les rectorats ne tiennent pas compte de cette spécificité et dotent les établissements sur la base d’une division. En conséquence, les élèves ne bénéficient pas de l’ensemble des heures inscrites dans les textes réglementaires, notamment pour ce qui est des heures de co-intervention et de chef-d’oeuvre. Le ministre ne cesse de vanter ses dispositifs, comme avec les « chefs-d’oeuvre de la République », alors qu’il ne garantit pas les moyens de l’application de sa propre réforme.

Des milliards sont dégagés pour la promotion de l’apprentissage, la voie professionnelle scolaire se contente d’effets d’annonce ! La CGT Éduc’action exige un véritable plan d’urgence pour la voie pro, notamment l’abrogation des dispositifs de co-intervention et de chef-d’oeuvre, pour restituer des heures disciplinaires aux élèves.

Télécharger le communiqué de presse CGT Educ’action


Communiqué inter-syndical

 

Jean Michel Blanquer poursuit sa politique de destruction de la voie professionnelle sans tenir compte de la crise sanitaire exceptionnelle que nous subissons.

Il prétend en faire une voie d’excellence, mais en réalité, aveuglé par son idéologie libérale, il n’a de cesse de l’ignorer, de la démanteler et de l’appauvrir.

[…]

Face à ce mépris et à ces attaques multiples, des mobilisations locales s’organisent et se multiplient dans beaucoup d’établissements, notamment pour combattre les suppressions de postes et les fermetures de sections. Nos organisations syndicales CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNALC, SUD Éducation, CNT Éducation soutiennent l’ensemble de ces luttes et appellent à poursuivre les mobilisations en cours. Elles réitèrent leur demande d’un plan d’urgence pour la voie professionnelle. Nos organisations se reverront début du mois de mars pour proposer aux personnels des cadres unitaires de mobilisations, notamment face aux annonces du ministre à la suite du Grenelle.

Signer la pétition en ligne

Lien Permanent pour cet article : https://www.cgteducdijon.org/communiques-voie-pro-petition/

Fév 13 2021

Fiche pratique : Les autorisations d’absence

Le Bulletin Officiel n°11 du 16 mars 2017 (et en particulier, son annexe 1)  présente toutes les situations d’autorisations d’absence dans le 1er et le 2nd degré.

I. Pour fonctions publiques électives et de représentation (->)

A) En qualité de candidat à une fonction publique élective

B) Pour participer aux travaux d’un organisme public non syndical

C) Pour participer aux travaux d’une assemblée publique élective

II. Pour mandat syndical (->)

A) Heure mensuelle d’information syndicale

B) Congrès et instances locaux, nationaux et internationaux

C) Réunions organisées par l’administration

III. Pour événements familiaux (->)

A) Grossesse / préparation de l’accouchement

B) Mariage / Pacs

C) Décès ou maladie très grave du conjoint

D) Enfant malade et garde d’enfant

IV. Pour raison de santé (->)

A) Examens médicaux obligatoires

B) RDV médicaux non obligatoires

C) Cohabitation avec une personne contagieuse

V. Pour études, concours et examens professionnels, vie scolaire (->)

A) Concours et examens professionnels

B) Formation statutaire et continue

C) Sportifs de haut niveau

D) Participation aux instances scolaires

E) Rentrée scolaire

F) Participation à un jury d’examen

VI. Pour devoir de citoyenneté (->)

A) Participation à un jury de la cour d’assises

B) Sapeurs-pompiers volontaires

C) Réserve opérationnelle

VII. Pour raisons personnelles (->)

A) Fêtes religieuses

B) Déplacements effectués à l’étranger pour raison personnelle (hors congés légaux)

Document interactif


Toutes les fiches pratiques du site cgteducdijon.org :

Lien Permanent pour cet article : https://www.cgteducdijon.org/fiche-pratique-les-autorisations-dabsence/

Fév 03 2021

Déclaration au CAEN du 3 février

Déclaration de la CGT Éduc’action de l’Académie de Dijon à l’occasion du Conseil Académique de l’Éducation Nationale en visioconférence du mercredi 3 février 2021.

Mesdames et messieurs les membres du CAEN,

L’urgence du contexte sanitaire actuel ne doit pas faire oublier la prégnance d’un contexte social déjà très difficile depuis de nombreuses années, contexte social touchant directement l’ensemble des personnels de l’Education Nationale ainsi que les personnels des collectivités au service des structures et des établissements scolaires.

Depuis la rentrée de septembre 2020, ces personnels témoignent d’une fatigue physique et morale causée principalement par les baisses incessantes de moyens en défaveur de l’éducation depuis des années. Les économies de postes réalisées cette année, les conséquences de la mise en place de la réforme du lycée et la transformation du lycée professionnel font craindre le pire pour les mois à venir au niveau de la santé des personnels qui se sentent méprisés.

Cette usure physique et morale est d’autant plus présente chez les personnels les plus précaires qui ressentent directement une dégradation de leurs conditions de travail. Ils sont non seulement précarisés par leur statut mais ce sont également eux les plus exposés aux risques sanitaires dans l’exercice de leur fonction.

Ces personnels, indispensables au fonctionnement quotidien des structures d’éducation, sont les agents de collectivité participant à l’entretien des locaux ou à la préparation des repas, les agents administratifs s’affairant pour le fonctionnement des établissements, les AESH (Accompagnant-e-s des Elèves en Situation de Handicap) permettant à tous les élèves de suivre leur scolarité, etc.

Prenons l’exemple précis des Assistant-e-s d’Éducation (AEd), qui agissent au quotidien pour garantir le meilleur climat scolaire possible dans les collèges et les lycées de notre académie. Ces AEds sont exposés quotidiennement à la COVID et ils souffrent particulièrement du manque de moyens attribués pour effectuer correctement leurs missions de surveillance et d’accompagnement éducatif. En effet, l’application d’un protocole sanitaire (de plus en plus renforcé dans l’incertitude actuelle d’un nouveau confinement) met encore plus les Assistant-e-s d’Éducation à contribution. Depuis la rentrée, les tâches supplémentaires qui leur sont imposées se sont multipliées. Ils doivent veiller au bon respect des règles sanitaires de la part des élèves, distribuer du gel hydroalcoolique à l’entrée des établissements, surveiller le respect de la distanciation lors des repas pris à la cantine tout en nettoyant rapidement les tables du restaurant scolaire après le passage d’un premier groupe d’élèves afin de pouvoir libérer la place pour d’autres jeunes, etc.

Pour tous ces personnels précaires exposés directement et quotidiennement aux risques sanitaires, nous exigeons le déblocage immédiat de moyens humains supplémentaires afin de soulager les équipes sur le terrain !

Nous constatons par ailleurs une baisse massive et généralisée du nombre de postes dans l’Académie pour la rentrée de 2021. Nous déplorons la poursuite de cette politique austéritaire dans l’éducation.

Dans le premier degré, la diminution du taux d’encadrement prévue ne semble pas tenir compte de l’hétérogénéité des situations. En effet, si les zones urbaines sensibles ont un fort taux d’encadrement dansle cadre du dédoublement des CP /CE1, il faut également prendre en compte la réalité des collègues du 1 er degré qui nous font remonter de plus en plus d’effectifs approchant les 30 élèves par classe.

Dans le second degré, 113 équivalents temps plein seront supprimés, ce qui se traduit par des suppressions directes de postes, par le non-remplacement des départs à la retraite, par l’envol des heures supplémentaires et par l’explosion à venir des postes partagés ; donc au détriment du service public d’enseignement.

Alors que la situation sanitaire a révélé les inconvénients majeurs des classes surchargées, l’Académie continue de baisser le taux d’encadrement des élèves, de les « entasser » au mépris des considérations pédagogiques et sanitaires. Personne ne semble choqué quand on annonce que les classes de 6e seront à 30 à la rentrée, qu’une division en Lycée Professionnel correspondrait à 30 élèves et que la plupart des classes de lycée Général dépassent allègrement les 36 à 37 élèves. La CGT Éduc’action revendique une diminution globale du nombre d’élèves par enseignant-e de la maternelle au lycée !

Concernant l’offre de formation, nous constatons qu’une partie des BTS, créés il y a deux ans en supprimant de nombreux Baccalauréats professionnels, subissent à leur tour des réductions d’effectifs ou même une suppression dans le cas du BTS « comptabilité-gestion » à Montceau-les-Mines.

Avant de procéder avec précipitation à de nouvelles réformes, la CGT Éduc’action demande une évaluation des réformes en cours et revendique pour l’ensemble des personnels :

  • un budget qui crée massivement des emplois statutaires
  • des revalorisations salariales sans exception et sans contrepartie
  • la mise en œuvre d’une politique éducative qui tourne le dos au tri social au bénéfice d’une politique d’émancipation
  • un plan de titularisation sans condition de concours ni de nationalité.

Pour toutes ces raisons et pour la défense d’un service public de qualité au bénéfice de tous, nous appelons les personnels à se mettre en grève demain, jeudi 4 février, et à rejoindre les manifestations prévues dans la région.

Télécharger la déclaration

Lien Permanent pour cet article : https://www.cgteducdijon.org/declaration-au-caen-du-3-fevrier/

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