Avr 16 2021

23 Avril : En manif contre le massacre de l’assurance chômage

LE 23 AVRIL POUR L’EMPLOI, LA PROTECTION SOCIALE ET LE RETRAIT DE LA RÉFORME D’ASSURANCE CHÔMAGE

Dans tout le pays, le patronat dans le privé et le gouvernement dans les services publics profitent de la crise pour supprimer des emplois, augmenter les profits et réduire la réponse aux besoins de santé, d’éducation, de culture, de protection sociale…

Depuis le 4 mars, une centaine de lieux culturels sont occupés par les professionnels du spectacle et de métiers précaires qui revendiquent le droit de travailler, la garantie de tous les droits sociaux et donc le retrait de la réforme d’assurance chômage. Elles et ils sont touchés par la crise de l’emploi consécutive à la crise sanitaire et à la politique du gouvernement, notamment la réforme de l’assurance chômage que le gouvernement s’acharne à mettre en œuvre au 1er juillet.

Partout les aides de l’Etat doivent sauvegarder et améliorer l’emploi, être conditionnées à l’arrêt des licenciements, aux embauches, au non-versement de dividendes.

Elles doivent permettre l’insertion des jeunes notamment à la sortie des études, comme le revendiquent aussi bien les mouvements de jeunesse que les étudiants occupant plusieurs lieux culturels.

Tous les droits sociaux doivent être garantis, aussi bien l’accès aux congés maladie / maternité
que la médecine du travail, la protection sociale complémentaire santé/ prévoyance, les congés spectacle.

L’accès à l’assurance chômage est un droit fondamental, dont la crise accentue la nécessité. Le gouvernement annonce la baisse ou la suppression des allocations chômage à 1,7 million de travailleuses et travailleurs indemnisés. C’est un scandale pour les saisonniers, extra hôteliers, guides conférenciers, intérimaires, travailleurs précaires du privé ou du public etc., déjà durement touchés par la crise, en grande partie des jeunes et qui accroit la précarité sous
toutes ses formes.

Le 23 avril, nous manifestons solidairement pour l’emploi, une sécurité sociale intégrale couvrant tous les travailleuses et travailleurs privés d’emploi en commençant par le retrait de la réforme

Attestation dérogatoire de déplacement pour manifestation (à compléter et imprimer)

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Avr 07 2021

Encore des abus pour les personnels précaires

Communiqué de presse

Depuis des semaines, le gouvernement appelle à généraliser le télétravail partout où c’est possible, et s’étonne de la réticence des personnels à s’en emparer. Vendredi le ministère de l’Éducation Nationale a annoncé aux syndicats qu’il n’y aurait aucune obligation de présence dans les établissements pour assurer la continuité pédagogique et que cette règle s’appliquerait évidemment aux AED et aux AESH.

La CGT Éduc’action fait le constat que la réalité est toute autre dans notre académie. Dans tous les établissements scolaires, les personnels administratifs sont sur le pont et quasiment aucune solution de télétravail ne leur a été proposée, faute d’équipement pour cela.

De la même manière, les Assistants·es d’Éducation (AEd), s’ils n’ont pas d’enfant à charge, sont mobilisé·es dans leur collège ou leur lycée afin de maintenir le lien avec les familles. Les remontées de terrain qui nous parviennent, témoignent de personnes désœuvrées ou à qui on confie des tâches ne correspondant pas leur missions. Cette situation ne saurait être tolérée. Sous couvert d’un besoin de remonter les dysfonctionnements liés aux manques d’anticipation permanents, des AEd se voient rajouter la charge de vérifier aussi le travail des enseignant.es en les contactant par téléphone.

Le risque sanitaire est, certes, sans commune mesure avec celui d’un établissement ouvert accueillant tous ses élèves. Mais on peut s’interroger sur la nécessité de faire venir sur place le maximum de personnels de vie scolaire au regard des tâches qui leur sont confiées.

Qu’on ne s’y trompe pas, derrière ces situations se cache en réalité la gouvernance d’une hiérarchie quine fait pas confiance en ses personnels et qui craint qu’ils.elles puissent rester à la maison sans rien faire. Mais qu’ont fait le ministère, le rectorat et les directions pour que le télétravail soit une réalité dans nos établissements ? Rien ! Et il est hors de question, à présent, que des personnels utilisent chez eux leur propre matériel et leurs propres forfaits pour cela.

La CGT Éduc’action dénonce le décalage entre le discours des gouvernants et la réalité vécue par les personnels les plus précaires. La CGT Éduc’action demande aux AED, et AESH de lui faire remonter tous les dysfonctionnements rencontrés dans les établissements.

Nous demandons que la présence des personnels dans les établissements ne se fasse que sur la base du volontariat comme cela est annoncé par le ministre et relayé dans les médias. Nous exigeons que des moyens matériels soient donnés aux personnels qui souhaitent télétravailler. Si l’État n’est pas capable de respecter sa parole, alors ils.elles doivent êtreplacé.es en Autorisation Spéciale d’Absence

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Avr 02 2021

Communiqué « fermeture des écoles »

Le “Tout va bien” de Blanquer et de la Rectrice de Dijon nous envoie dans le mur.

Pendant des mois les personnels ont dû faire face aux mensonges du ministre Blanquer, déclinés dans notre académie par la rectrice Albert-Moretti : mensonges sur les masques en avril, mensonges sur la qualité de la reprise en juin, sur les activités estivales en juillet et aout, sur le nombre de contaminations en octobre, sur la qualité des masques en décembre, sur les résultats des tests de dépistages en mars…

Après la 2ᵉ vague, alors que la situation ne s’améliorait plus dans notre pays, nous avions encore de nombreuses semaines pour nous préparer à l’éventualité d’un nouveau confinement. Mais, nos dirigeants ont davantage cherché à dissimuler la faillite de leur politique en obligeant les directions d’établissement et les personnels à courir derrière une succession de pseudos protocoles renforcés.

Lors du Comité Technique Académique du 25 janvier 2021, les autorités rectorales continuaient à distiller la propagande du ministre Blanquer sur l’air connu de tous “tout va très bien Madame la Marquise” : « Il n’y a pas de contaminations en milieu scolaire ! », il ne faudrait pas prévenir les professeurs qui auraient eut un élève positif en classe, car il ne faudrait pas les « inquiéter ». Le lendemain, lors de la communication des chiffres à la presse, la Rectrice se félicitait presque d’un taux de positivité des tests de “seulement” 0,42%, bien inférieur à la moyenne nationale, mais pour autant bien supérieur au seuil d’alerte maximale fixé à 250 cas pour 100 000. Il y a quelques jours encore, la plupart des lycées de notre académie se préparaient à réorganiser la reprise des cours en classe entière.

Vendredi soir, les salles de classe fermeront donc, au minimum pour trois semaines dans le 1er degré et 4 semaines dans le 2d degré ! La CGT Educ’action fait l’amer constat que la politique de l’autruche du rectorat et du ministre nous ont envoyé droit dans le mur.

Cette fermeture des écoles aura les lourdes conséquences que nous connaissons. Il y a désormais urgence à aider les équipes dans la mise en place de cette nouvelle phase d’enseignement à distance, car rien n’a été fait depuis un an pour l’anticiper. La fracture numérique subie par les élèves (particulièrement ceux-celles issue·es de milieux modestes) n’a été ni abordée, ni résolue. De même, rien n’est prévu pour s’attaquer aux conséquences néfastes du décrochage que beaucoup d’élèves vont affronter à nouveau. Cette inaction assumée des autorités académiques va une fois de plus fragiliser les élèves déjà précarisé·es. C’est inacceptable !

Ce naufrage annoncé laisse un sentiment de gâchis, alors même que depuis des mois la CGT Educ’action revendique un plan d’urgence pour l’École dans l’Académie de Dijon ! Plan d’urgence qui passe par une plus grande concertation avec l’ensemble des composantes de la communauté éducative ; par le recrutement massif de personnels enseignants, d’accompagnement et de vie scolaire, mais aussi de santé ; plan d’urgence qui met fin à des classes surchargées de la maternelle au lycée et enfin plan d’urgence qui établit un réel état des lieux des locaux !

Le Rectorat doit enfin accepter d’anticiper les choses, d’écouter les membres de la communauté éducative et prendre des mesures concrètes pour permettre la réouverture des établissements à partir du 26 avril dans des conditions pleines de protection (fournitures de masques chirurgicaux, adaptation des lieux et des temps de scolarisation, aménagement des épreuves…). Toutes les suppressions de poste prévues pour la rentrée 2021 dans notre département doivent être annulées. L’heure n’est plus à la demi-mesure.

Com_Presse_ACAD_02_04_2021

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