Communiqué de la CGT Educ’action 21
En moins de deux mois, au moins deux lycéens se sont faits interpeller par la police devant leurs établissements à la vue de leurs camarades. Une première intervention est recensée devant le lycée Hippolyte Fontaine le lundi 6 octobre 2025, une autre le mardi 18 novembre devant le lycée Simone Weil à Dijon.
Quelles que ce soient les motivations des forces de police, ces interventions à la sortie d’un établissement scolaire qui se terminent par l’interpellation d’un élève mineur sous les yeux de ses camarades ne sont pas acceptables. Contrôle d’identité, fouilles de sac, interpellations dans ou à proximité des établissements… pour nous, la police n’a pas sa place au sein du système éducatif. Nous défendons l’École comme un lieu d’émancipation. Quand les élèves se rendent à l’École, cela devrait permettre de les extraire d’une réalité sociale souvent violente.
Malgré un nombre de personnels souvent insuffisant, l’École permet de nouer des liens avec les jeunes adolescent·es, de travailler autour des valeurs de la République, de dialoguer pour donner la possibilité aux jeunes de comprendre le monde qui les entoure mais surtout de dessiner le projet collectif du vivre ensemble.
La présence ou l’intervention de la police dans les établissements scolaires ou à leurs abords ne peut être légitime que pour parer à un danger urgent, sinon cela va à l’encontre de ces valeurs d’émancipation. Ce type d’intervention est contre-productif à nos yeux et crée un climat de tension, au sein, aux abords et en dehors de l’établissement et sème trop souvent l’incompréhension parmi les élèves et les membres de la communauté éducative.
Nous exigeons plus de moyens humains pour le service public d’Éducation afin de pouvoir construire, par l’éducation, une société plus juste pour toutes et tous !


