Nos organisations syndicales ont mis à jour les supercheries du ministère sur la rentrée 2026 et l’ont amené à donner les chiffres véritables de 4 018 suppressions d’emplois de professeur·es dans le 1er et le 2d degré à la prochaine rentrée dont 3 256 dans le public (hors emplois liés à la réforme des concours).
L’académie de Dijon doit rendre 164 postes, 81 dans le 1er degré dont 22 en Saône-et-Loire et 83 dans le 2nd degré.
Suppressions d’emplois : inacceptable !
Ces annonces sont scandaleuses et intensifient le démantèlement du service public d’Éducation : pour les personnels, elles vont conduire à des suppressions de postes, à des fermetures de classes et d’écoles, à une augmentation des postes partagés. Pour les élèves, supprimer des emplois c’est diminuer l’offre de formation et accentuer encore les inégalités.
Nous dénonçons la vision budgétaire et court-termiste du gouvernement.
La variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale et toujours dans le même sens : quand le nombre d’élèves augmentait, les gouvernements et ministres ont été capables de supprimer des postes, et quand le nombre d’élèves baisse comme c’est le cas à la rentrée 2026, le gouvernement et le ministre veulent saigner un peu plus encore l’Éducation Nationale au lieu de saisir cette marge de manœuvre pour baisser les effectifs dans toutes les classes, recruter les personnels nécessaires (enseignant·es, CPE, PsyEn, AED, AESH, infirmier·es, assistant·es de service social…), renforcer le remplacement.
Les suppressions d’emplois voulues par le ministère sont un non-sens éducatif et pédagogique, mais elles sont aussi, à terme, défavorables d’un point de vue économique.
Nos organisations dénoncent également un projet de budget qui dépense plus pour les armées et pour la guerre que pour l’Éducation Nationale.
Aucune revalorisation
Le projet de budget poursuit le gel du point d’indice et n’envisage aucune mesure de revalorisation catégorielle de nos professions qui subissent un déclassement salarial et donc social depuis trop d’années.
Nous ne pouvons accepter que la question de nos rémunérations et de nos carrières soit tributaire d’hypothétiques marges budgétaires. Les personnels de l’Éducation nationale tiennent seuls le service public d’Éducation. Compter sur cet engagement est d’un cynisme insupportable. Nous revendiquons une augmentation des salaires par la revalorisation du point d’indice
Nous exigeons l’annulation des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires pour baisser les effectifs dans nos classes, assurer les remplacements, mettre en place une école réellement inclusive, dans le respect des droits des élèves et des personnels, une amélioration significative des conditions de travail et de rémunération des AESH et des AED.
Dans l’action dès maintenant
Comme à l’échelle nationale, nos organisations syndicales de Saône-et-Loire appellent à mobilisation de la communauté éducative :
- Elles appellent les personnels et les parents des écoles, collèges et lycées à se réunir et à s’emparer de ces questions cruciales pour la rentrée 2026 et l’avenir de notre service public d’éducation.
- Elles appellent à participer à un rassemblement devant chaque inspection de circonscription le jeudi 19 mars à 17h30, ouvert aux délégations des écoles, collèges et lycées.
- À l’image des départements qui se mobilisent déjà comme en côte d’or et dans l’Yonne, nous appelons à une journée de grève et de manifestation le 26 mars.
Mobilisons-nous massivement pour notre service public d’Éducation nationale !
Adresse des Inspections de circonscription :
AUTUN : 1 Rue des Pierres
CHALON : 7 Rue de la Providence
CHAROLLES : Rue Baudinot
LE CREUSOT : 35 Rue Victor Hugo
LOUHANS : 11 Rue des Bordes
MACON : Cité administrative
MONTCEAU : 7 Rue des écoles
TOURNUS : Ecole de l’esplanade
Télécharger l’appel intersyndical 71
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